C’est avec consternation que la Confédération Nationale de l’Esthétique Parfumerie (CNEP), le Syndicat National des Professionnels du Bronzage en Cabine (SNPBC) ainsi que l’Union des Professionnels de la Beauté et du bien-être (UPB) ont pris connaissance des propos du Syndicat National des Dermatologues Vénérologues.
Dans de récentes allocutions, les représentants des dermatologues ont rappelé qu’ils demandaient l’interdiction des cabines de bronzage artificiel en France depuis 20 ans. En filigrane, ils semblent se réjouir des difficultés économiques rencontrées par le secteur.

Depuis plus de 15 ans, des dermatologues prennent les pouvoirs publics en otage, avec un discours alarmiste qui, dans bien des cas, ne résiste pas à une analyse rigoureuse.

Pour illustration, en 2016, le Conseil d’Etat a censuré pour inexactitude matérielle une mention d’avertissement (pourtant défendue par le corps médical) concernant les appareils de bronzage UV (arrêt du Conseil d’Etat du 27 juillet 2016). Les exemples sont encore nombreux d’allégations péremptoires démenties par les faits ou les publications scientifiques.
Et nous ne pouvons que constater que le Syndicat National des Dermatologues Vénérologues, en pointe dans « la lutte » contre les centres de bronzage, est le même syndicat qui a attaqué des fabricants d’appareils d’épilation durable et des esthéticien(ne)s pour « concurrence déloyale ».
Derrière un discours de santé publique, c’est bien à une tentative de main mise sur le secteur de la beauté et du bien-être que nous assistons, à des fins strictement lucratives. C’est une guerre économique qui ne dit pas son nom.

L’intense lobbying contre les cabines UV fonctionne parfaitement.

Depuis ces quatre dernières années, 25 % des centres de bronzage ont disparu (source Le Monde économique du 15 mai 2018). Ce sont 750 postes qui ont été directement détruits.

Les centres de bronzage emploient principalement des jeunes, des femmes sans diplôme ou encore des personnes isolées. Le poste d’opérateur de bronzage est souvent, pour ces salariés, leur première formation certifiante de haut niveau (la formation, obligatoire en France depuis 1997 pour les esthéticien(ne)s comme pour les opérateurs, est la plus exigeante au monde). Ce sont ainsi les travailleurs les plus fragiles qui sont les premières victimes de ces fermetures.

Plus globalement, le marché du bronzage en France représente aujourd’hui 11.000 emplois directs et indirects, contre 20.000 en 2014. En quatre ans, plus de 9.000 postes ont d’ores et déjà été détruits.

Contact presse : presse@snpbc.org / www.snpbc.org

A propos de la CNEP : La CNEP (Confédération Nationale de l’Esthétique Parfumerie) est une confédération syndicale qui regroupe et défend les intérêts de l’ensemble de la filière esthétique de beauté et de bien-être (instituts et spas, centres de bronzage en cabine, écoles de formation, laboratoires cosmétiques, fabricants et distributeurs d’appareils à visée esthétique).
A propos du SNPBC : Créé en 1998, le Syndicat National des Professionnels du Bronzage en Cabine (SNPBC) représente la profession au sein de la Confédération Nationale de l’Esthétique Parfumerie (CNEP). Il est membre de l’European Sunlight Association (ESA) et siège dans les commissions internationales relatives au rayonnement et au bronzage en cabine.
A propos de l’UPB : Reconnue représentative par le Ministre chargé du travail, l’Union des Professionnels de la Beauté et du bien-être défend, au travers de quatre collèges, les intérêts des instituts esthétiques en franchise, des instituts indépendants, des Spas, et des spécialistes de l’embellissement (ongles, cils, maquillage).

Leave a Répondre

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.