Le SNPBC rappelle que les spécialistes mettent de plus en plus en cause les politiques de santé publique en matière de prévention solaire, car elles sont partiellement responsables de l’augmentation des carences en vitamine D et appellent de manière répétée à une revue de ces politiques en raison de l’importance vitale de
Les politiques actuelles de prévention solaire doivent absolument être adaptées. Si de nombreux spécialistes en dermatologie avaient déjà tiré la sonnette d’alarme, le docteur Véronique Bataille, spécialiste du mélanome et dermatologue chercheur à Londres, vient de démontrer dans une étude sur les effets de l’exposition aux UV au Royaume-Uni publiée en août 2009, que les politiques publiques de prévention solaire ont entraîné une forte augmentation de la carence en vitamine D par manque d’exposition des organismes aux UV.
Le docteur Véronique Bataille, dermatologue et spécialiste du mélanome, qui a dirigé cette étude, indique :
- « Tant d’énergie a été mise à dire à la population que l’exposition aux UV solaires avait des conséquences néfastes pour la santé que nombreux sont ceux qui prennent aujourd’hui des mesures extrêmes afin de ne pas s’exposer du tout, par l’utilisation tout au long de l’année de facteurs protecteurs d’indice 15. »
- « L’être humain a besoin de soleil pour rester en bonne santé. »
- « Il est potentiellement nocif que les personnes comprennent qu’il faille éviter le soleil complètement. Les recommandations doivent être mieux adaptées aux différents types de peau et niveau d’ensoleillement dans le pays. »
Au nord du 35e parallèle – la latitude de Los Angeles –, les UV hivernaux sont d’ailleurs jugés insuffisants pour fabriquer la moindre vitamine D. C’est pourquoi le professeur Holick, dermatologue et chercheur de réputation internationale, préconise de faire des réserves pour la saison froide en s’exposant régulièrement au soleil durant tout l’été.
L’Europe est concernée de la même manière par ces découvertes : Los Angeles est sur le même parallèle que Madrid.
Par ailleurs, certains spécialistes s’étonnent que l’étude du CIRC néglige les faits suivants :
- Le mélanome est plus fréquent chez les personnes travaillant à l’intérieur que celles travaillant à l’extérieur. Pour cette raison, la relation entre mélanome et exposition solaire ne peut pas être clairement affirmée. Si la relation de cause à effet était si claire, les travailleurs extérieurs présenteraient une fréquence plus importante que les travailleurs à l’intérieur.
- Le mélanome apparaît le plus souvent sur des parties du corps qui ne sont pas exposées au soleil. Encore une fois, puisque c’est un fait, la relation de cause à effet entre mélanome et exposition solaire n’est pas avérée. Sinon, le mélanome apparaîtrait sur les parties du corps les plus exposées au soleil.
Finalement, de nombreux spécialistes, y compris certaines associations nationales de dermatologues, appellent à une exposition modérée mais quotidienne au soleil.
En France, Le syndicat national des dermatologues vénéréologues a toujours eu des positions extrêmes sur le sujet. Pour autant, les dermatologues français ne sont pas tous extrémistes et un certain nombre revient même à des propos moins péremptoires. « On oublie souvent de dire que les rayons UV sont vitaux ; aussi, sans eux, on meurt. » Le dermatologue Jean-Marc Bresson soulève le paradoxe dans une publication de l’Est Éclair du

