Qui tire profit de la phobie actuelle du soleil ?

 

 

Deux groupes :

 

-        l’industrie des cosmétiques grand public qui produit les crèmes écrans solaires,

 

-        les laboratoires pharmaceutiques qui produisent de nouveaux médicaments pour les maladies dues ou aggravées par une carence en soleil.

 

Dès l’avènement du bronzage les laboratoires sentent un marché important et lancent des produits permettant de bronzer plus vite (huiles solaires sans protection, bergamote, graisse à traire…). Les consommateurs sont ravis, ils bronzent plus vite et ne se soucient pas des coups de soleil qu’ils peuvent attraper.

 

Rapidement des études mettent en avant que le soleil pourrait entraîner, en cas d’excès, l’accélération du vieillissement de la peau, voire le mélanome pour les peaux les plus fragiles (Type Celtique), les coups de soleil et les UVB sont alors incriminés : Le Marché des crèmes protectrice anti-UVB est né.

 

Dans les années 1970 un des leaders de la cosmétologie lance un concept marketing et un nouveau produit protecteur : « Capital Soleil ». A force de renfort médiatique, le concept de capital soleil est largement répandu et la phobie du soleil commence à s’installer.

 

En parallèle, les premières lampes à bronzer sont mises à la disposition du public dans les années 60 ; elles sont généralement utilisées à domicile et émettent essentiellement des UVB, avec comme corolaire, des risques très important de brûlure si le temps d’exposition n’est pas correctement déterminé et surtout respecté. Ce n’est qu’en 1975 que Frederich WOLFF, scientifique allemand, présente le principe du rayonnement en champs proches à base d’UVA et le fait breveter… on peut alors bronzer sans coup de soleil et avoir un teint hâlé sans remords. Le marché du bronzage en cabine est né et se développe un peu partout dans le monde.

 

Dans les années 1980 de nouvelles études nous montrent que les UVB ne seraient pas les seuls responsables de certaines dégénérescences cellulaires pouvant conduire, pour certaines catégories de population à des mélanomes, les UVA sont alors incriminés. Parallèlement fin des années 80, le bronzage n’étant plus un phénomène de mode, mais étant inscrit profondément dans les habitudes de la population, les premières campagnes de prévention solaires sont lancées un peu partout dans le monde. Les UV en cabine ne sont alors pas touchés par ces campagnes.

 

Début des années 1990, des études scientifiques montrent avec insistance que les UVA produits par le soleil et combinés aux UVB et infrarouges pourraient entraîner le mélanome chez certaines populations à risque et notamment en cas d’exposition excessive pendant l’enfance. Le monde de la cosmétologie présente alors ses nouveaux produits solaires combinant des filtres anti UVB et UVA. Les campagnes de préventions qui sont menées un peu partout dans le monde commencent à amalgamer Soleil naturel et cabines de bronzage.

 

En France, en 1995 sous l’effet des campagnes anti-UVA le marché naissant du bronzage en cabine est chahuté. La règlementation de 1997 vient assainir le marché. Cette réglementation, la plus stricte au monde, met théoriquement fin à toute polémique scientifique puisque la puissance des rayons émis est limitée et les UV les plus nocifs sont filtrés. Le bronzage en cabine devient dès lors en France  beaucoup plus sécuritaire que l’exposition au soleil naturel.

 

Dans la foulée les laboratoires spécialistes des crèmes solaires ouvrent un nouveau marché avec l’autobronzant « pour être bronzé sans risque d’attraper un mélanome ou de voir sa peau vieillir de façon prématurée ! ».  Mais comment vendre ces produits difficiles à appliquer et donnant des résultats pour le moins médiocres : il faut continuer à diaboliser le soleil ! Plus récemment ces mêmes laboratoires ont introduit dans le marketing de leurs soins anti-âge des Indices de Protection 15 sur la plupart de leurs produits. Ainsi ce n’est plus à l’approche de l’été qu’on instille  la nécessité de fuir le soleil mais tout au long de l’année dans les publicités et sur les gondoles des supermarchés.

 

Pour autant chaque année, à l’approche de l’été, des dossiers « marronniers » réalisés par les media pour vendre des pages publicitaires vantant les mérites des crèmes solaires sont publiés. Pour matérialiser les dangers du soleil  et  abuser le consommateur, qui ne comprendrait pas qu’on lui interdise l’accès aux plages ou encore aux terrasses de café ensoleillées, les cabines de bronzage sont stigmatisées. Et pourtant, dans son dernier rapport sur les UV, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale (AFSSE)  indique  « Il n’est pas possible de déterminer si les écrans solaires ont une activité protectrice contre les carcinomes baso-cellulaires ou les mélanomes cutanés. »

 

Cependant, aucune découverte scientifique n’a pu mettre en avant de lien réel entre UV en cabine et mélanome.

 

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