Rappel historique du marché du bronzage
Il y a plusieurs dizaines d’années Coco Chanel lance la mode du bronzage qui s’étendra à tout le monde occidental. Il est dorénavant très en vue d’être bronzé et une peau blanche est assimilée à une mauvaise santé. Si dans les siècles passés, la blancheur de la peau était signe de distinction voire d’aristocratie, le bronzage naturel du corps est aujourd’hui synonyme de beauté, de séduction et de bonne santé. Trop blanc, le corps manifesterait morbidité, vieillesse, passivité, faute d’exposition à son environnement. Bronzer c’est montrer sa peau à la nature mais également aux autres. Une peau bronzée renforce la personnalité, devenant du même coup l’une des clés du succès tant dans la vie professionnelle que dans la vie privée.
Avec le front populaire et l’avènement des congés payés en 1936, les Français se rendent régulièrement à la plage et à la montagne où ils cultivent leur bronzage. L’entretien du corps est devenu une prescription politique : c’est le jogging présidentiel. Le sport et la santé définissent une nouvelle perception du bien être. Le bronzage, la chirurgie esthétique et le jeunisme sont devenus de nouvelles obligations normatives. Chacun ingère et applique sur sa peau des produits, sans toujours pouvoir évaluer les risques et les transformations.
Pour autant la vie moderne nous prive de soleil, il n’est pas rare qu’un Francilien quitte son domicile pour s’enfoncer dans le métro puis récupérer l’ascenseur qui le mènera au 10ème étage de sa tour de travail sans avoir vu un seul rayon UV de

